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Ce soir

Ce soir


(à A.)

Oui, quand je t'ai vu, j'ai eu cette envie irrepressible de te jeter la et de te prendre, te prendre et ne plus te quitter. Ne plus te quitter, c est ce que t ont dit mes yeux quand ils se sont posés sur toi. Je sais, plutot foireux le regard comme mode de communication, mais ils t ont crié, reste, de leur bleu désarmé. Tu as pris, puis tu as fuit.

Oui, j'étais là devant toi dans mon plus simple appareil, celui de celles qui se devoilent, qui rendent les armes, celui de celles qui s'agenouillent et s'ouvrent le coeur en deux. On s'est plu je crois, séduit meme, dans mon souvenir on s est aimé. Pardon, non on a baisé. Curieux comme les avis divergent, c est plus trop ca la communication, le message n a pas du bien passé tout compte fais.

Oui, tu ne la pas vu ce coeur. Il etait pourtant enorme, tronant entre nos deux corps en sueur. Majestueux, dégoulinant de son sang poisseux les draps blancs. Ces nuits en etaient pleine de ce sang. Il nous entourait. Noyant nos corps de sa robe flamboyante. C'etait ecris alors, j'ai fondé ce Nous sur des fondations pourries jusqu a la moelle.

Oui, tu as ri, tu as vibré, mais mon regard est resté vide de tes reponses. Ils ne sont pas doués pour les monologues mes yeux, meme les plus poignant, la comunication c est leur trip tu vois. Ca le fait grave, Homme-De-Ma-Vie, mes yeux vivent avec leur temps...

Oui, j'ai ri moi aussi. Ri de cette horripilante forme de pitié et de suffisance que tu attribuais a mes rapports aux hommes. Tu étais la pourtant. Tout pret. Nos peaux se touchaient presque. Tu etais la, et tu n as pas su voir ce que j'etais. Cette femme toute bete qui s offrait a toi, qui t offrait son corps, mais qui t offrait surtout tout le reste avec. Un joli emballage en quelque sorte que tu t es empressé de jeter avec ce qu il y avait a l interieur. mais a l interieur il y avait moi. La Moi qui ne surjoue plus sa vie, celle qui est vrai avec elle meme et qui ne recherche plus le consentement des autres dans chacun de ses gestes.

Oui, mes yeux etaient plongés dans les tiens, te criant leur solitude. Mon ame retenait son souffle a chaque rale de plaisir qui nous unissaient un peu plus. Mais tu as cru que tu etais un parmi les Autres. Tu t es trompé. Les Autres n'étaient rien. Rien en comparaison de ce que je t ai donné a toi.

Oui.


Edit du 23 octobre
merci a l attardé mental qui a penser que le A. en question etait Alex.
Non ce texte date de il y a tres longtemps, et n essayer pas de comprendre quand je parle a mots couvert, si il y a une raison a cela c est bien pour que les imbeciles de passage ne comprennent pas de quoi je parle
ma vie privée est ce quelle est et ne demande pas a etre commanter par des boulets qui en ignore toutes les lignes

A. c'etait Antoine.

Personne ne le connait si ce n est Gwen et c est tres bien comme ca. Car je n ai pas employé le passé pour rien.

Et toi qui a poster ce commentaire et qui doit me connaitre un temps soit peux et alex aussi, je ne vois pas ce qu il est drole a commanter la tristesse des autresn et a s en rejouir.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 17:52

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 14:51

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